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=== La place du Volk === Les termes völkisch et Volk partagent en commun une racine : le terme Volk, qui renvoie au terme français de peuple. Le Volk ne renvoie pas uniquement à une population donnée, mais aussi, pour les théoriciens de la nation allemande au XIXe siècle, à quelque chose de plus abstrait, un intermédiaire entre les individus et une entité supérieure, pour certains la nature (perçue comme spécifique à un espace donné, vivante et spontanée), pour d'autres l'univers. Le Volk est non seulement inscrit dans un cadre précis, la nature et ses manifestations, mais aussi dans une histoire longue et mythifiée. Ainsi, le Volk est une entité historique oubliée, qui resurgit à la faveur de la Révolution française : est ainsi idéalisé le Volk médiéval, tel que le perçoivent les romantiques allemands. Pour tous les penseurs du Volk, son enracinement à un paysage, à un pays, constitue l'un des piliers du Volksgeist, notion difficilement traduisible (entre « esprit » et « âme » du peuple), mais qui rend indissociable l'histoire, le territoire, l'architecture et le paysage (ou la nature). Dans cette perspective, Guido von List défend, au début du XXe siècle la mise en place d'une hiérarchie sociale basée sur la profondeur des liens unissant chaque individu au Volksgeist germanique. De plus, le Volk est un tout unique, organique, une communauté immuable que les évolutions de la société dans les années 1860 désorganisent et disloquent.
Sources : fr.wikipedia.org
Ainsi, pour Paul de Lagarde, les agents de division de la nation allemande sont les libéraux et les Juifs, les uns car ils sont favorables à la liberté de circulation, les autres car ils forment précisément un Volk uni, qui tend à diriger les autres nations et sont les propagateurs du libéralisme, mais des Juifs peuvent individuellement être détachés de ce Volk et intégrés dans la communauté germanique. Au fil des réflexions sur le Volk, les penseurs völkisch développent un antisémitisme de plus en plus virulent : Lagarde, par exemple, voit dans le peuple juif un autre Volk, puis, à partir de 1873, souhaite exterminer les Juifs comme on extermine de la « vermine » et des « bacilles » contagieux.
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=== L'obsession de l'histoire et des racines germaniques === Tout d'abord, un certain intérêt pour la genèse de l'Allemagne et des Allemands constitue le premier point commun de l'ensemble des mouvements d'inspiration völkisch. Ainsi, dès la phase finale de l'unification allemande (1867-1871), les anciens Germains décrits par Tacite, puis les Goths par leur activité, sont magnifiés, car ils représentent, les uns, les « Allemands de leur jeunesse », les autres, une valeur absolue, car, par leurs victoires, liées à leur vitalité, ils accélèrent la chute de Rome. Dans cette vision magnifiée de l'âge d'or germanique, "racialement" pur, le peuple germanique, pur, non métissé, est dirigé par des prêtres savants, magiciens et racistes. Selon cette vision, le Volk allemand se trouve le dépositaire, par ces racines, de toute l'énergie de ces peuples disparus.
Sources : fr.wikipedia.org
Ensuite, les penseurs völkisch, obsédés par les racines du Volk germanique, défendaient l'idée de pureté de la "race" germanique ; dans un contexte scientifique marqué par le développement de l'anthropologie et de la philologie, certains penseurs völkisch déterminent non seulement un certain nombre de traits physiques communs à tous les peuples partageant des racines germaniques, mais aussi insistent sur les liens de parenté entre certaines langues, donc entre certains peuples, plongeant eux aussi leurs racines dans le terreau germanique. Mais cette pureté n'est pas seulement avérée par l'étude de la philologie ou de l'anthropologie, elle est aussi avérée par certains par des critères de pureté de la race : pour Max Müller, les populations européennes de langues germaniques sont les descendants directs des populations aryennes qui ont essaimé depuis l'Inde ; dans la lignée d'Arthur de Gobineau, les penseurs völkisch défendent la nécessité de pureté de la race, sous peine de disparition. Un certain nombre de penseurs völkisch, dans la lignée du courant romantique, magnifient le passé médiéval de l'Allemagne, et s'intéressent à l'histoire allemande. Pour Julius Langbehn, le modèle impérial allemand reste celui incarné par les Hohenstaufen, dont les Hohenzollern ne sont que la triste et pâle copie.
Sources : fr.wikipedia.org
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